Laboratoire
des
FRONDEURS

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Analyses des évènements négatifs  |  Archives

 

 

 

 

 

 

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création du site : août 2006

mise à jour : septembre 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le moment du négatif est celui où débute le débat des humains. C’est une rupture dans le temps par laquelle surgit la richesse, la nouveauté du monde que les conservateurs de l’ancien temps combattent de toute la force héritée du renoncement à leur propre vie. L’enjeu de ce débat, qui est le jeu du monde, est la vie. C’est la mise pour commencer à jouer et c’est ce qu’il y a à gagner. Les émeutiers jouent des idées du temps : ils cherchent pratiquement, au-delà des limites imposées, à réaliser un contenu encore inconnu. Mus par la joie, la colère, la vengeance ou le plaisir, hors d’eux-mêmes ou en passant l’air de ne pas y toucher, ils explosent les barrières dressées par les bureaucrates de la pensée. Leur critique en actes a le pouvoir de rendre fluides des pensées figées ; ils sont pressés, ils veulent tout, ici et maintenant, et surtout de tout, de l’amour, de l’individu, de Dieu, du monde, des idées, de l’aliénation, de l’humanité, en avoir le cœur net. Ils sont notre parti.

Dans le mouvement de la pensée que nous avons suivi, le désir de la totalité fut premier, ensuite vint la construction d’un outil d’observation, et bien plus tard les premiers résultats. L’observation des actes négatifs dans le monde s’est présentée à nous comme une nécessité immédiate : le manque de lien à la totalité, cette absence ressentie dans nos vies et notre colère sourde contre ce qui est là nous ont amené à la systématiser. Le laboratoire des frondeurs s’est organisé a minima et a construit des instruments rudimentaires pour connaître et analyser les événements négatifs dans le monde : insurrections, émeutes, coupures de route, assemblées, escraches. Avec le négatif comme seul moyen de locomotion, nous sommes rentrés à notre manière dans l’époque en voulant tout mettre à l’épreuve.

L’opinion selon laquelle l’assommant dialogue de l’information dominante avec l’Etat et les marchandises est le monde n’est que la théorie dominante de l’information dominante. Par l’observation des actes négatifs, nous nous forgeons notre propre opinion sur tout en nous fondant sur les actes et les opinions de ceux qui tentent de l’accomplir. Contre ce monde, nous exhumons les traces du négatif des profondeurs de l’information dominante et en la détournant, nous montrons que partout des humains débattent pratiquement de ce monde. Partout les murailles de la pensée se craquèlent. Cette petite fenêtre est une invitation discrète mais ferme au prochain assaut.

(Août 2006, modifié en décembre 2009)